A propos

Radio FM à l’Ensa Bourges (rue Edouard-Branly)

Edouard BRANLY : inventeur des Radioconducteurs

Sans les travaux de Branly, Guglielmo Marconi n’aurait pu effectuer dés 1895 les liaisons radiotélégraphiques qui le rendirent célèbre. Le montage expérimental de Heinrich Hertz avait une portée de quelques mètres. Complété par le détecteur d’ondes électromagnétiques de Branly et l’antenne de Popov, des dizaines, puis des centaines de km pouvaient être couverts.

 

L’école nationale supérieure d’art de Bourges développe depuis une dizaine d’années des travaux autour du matériau sonore comme partie intégrante du champ des arts plastiques. Cela correspond d’une part à une problématique actuelle de l’art contemporain qui investit aujourd’hui de plus en plus les territoires sonores ; d’autre part la situation locale qui bénéficie d’une histoire conséquente dans le domaine de l’électroacoustique.

Le conservatoire de musique de bourges et sa classe d’électroacoustique est un interlocuteur très privilégié (nous avons de nombreux étudiants en commun). Les partenariats avec « Bandits-Mages », l’Abbaye de Noirlac, l’Ina, etc. nous ont permis d’organiser des événements, inviter des personnalités dans le domaine des arts sonores.

Nous avons pu au fil des années équiper l’école d’un outil très performant (studio de prise de son, matériel mobile, salle d’écoute) et aussi constituer des équipes d’enseignants qui collaborent dans une même direction.

La radiophonie
L’histoire des arts sonores s’est fortement développée en France dans les années 50 grâce à quelques personnalités autour de Pierre Schaeffer et aux débuts de la radio. Le Grm (service de la recherche) a hébergé une grande partie des recherches sonores au travers du médium radiophonique.
Cet espace s’impose naturellement comme laboratoire de recherche dans une école d’art comme la nôtre. C’est à la fois un lieu de création et un lieu de pédagogie. Il interroge aujourd’hui, à un moment où l’avènement de nouvelles technologies (numérique) est en peine accélération, le médium lui-même et les contenus potentiels. Cette charnière entre les techniques analogiques (radio fm) et les techniques numériques de production et de diffusion représente un enjeu privilégié de recherche. Il est un lieu d’apprentissage et d’engagement personnel de l’étudiant, mais aussi un lieu d’engagement collectif avec une gestion professionnelle de son fonctionnement. Il est un lieu où l’on convoque l’histoire (archives) et aussi un lieu où l’on tisse des liens avec l’extérieur (communiquer, transmettre, faire savoir, apprendre, comprendre, interroger…) C’est une plateforme potentielle d’échange entre écoles travaillant sur les arts sonores, dans la perspective de constitution d’un Laboratoire de recherche.
Radio-Radio est organisée sous la forme de plages de diffusion ponctuelles : deux jours consécutifs sur une tranche horaire de 6 h (de 18 h à 24 h) structurés par une grille commune qui inclut quelques variantes.
• Elle est un atelier de recherche et de production et diffuse des pièces sonores de création.
• Elle est en connexion avec l’actualité de l’art, à la fois locale et internationale.
• Elle est un lieu de réflexion sur les outils de communication et de production.
• Elle est un lieu de questionnement des archives en train de se constituer.
• Elle est aussi pour les étudiants, un lieu d’apprentissage et de pratique de la prise de parole.

Jean-Michel Ponty